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samedi 21 août 2010

Le RADAR GRAVES

Vue du site d’émission du radar Graves




Le RADAR GRAVES et intéressent pour analyser et observer avec un analyseur de spectre ce qui tourne autour de la terre surtout pour nous SWL et pour les passionnées d'astronomie et d'OVNI.


Fréquence:143.050Mhz 


Explication:



Plus de 9000 satellites ou objets dont la taille est supérieure à dix centimètres orbitent autour de la Terre selon le catalogue américain chargé de les répertorier. Parmi ceux-ci, nombreux sont ceux qui survolent la France quotidiennement, constituant ainsi une menace potentielle pour le territoire. Or seuls Américains et Russes disposaient jusqu’à présent d'un système de veille spatiale opérationnel. Dans ce contexte, l'Onera a proposé dès le début des années 1990 de concevoir un système indépendant baptisé Graves permettant de surveiller les satellites en orbite « basse » (d’altitude inférieure à 1000 km).
Développé sous contrat de la Délégation Générale pour l'Armement, le système Graves est constitué d’un radar spécifique associé à un système de traitement automatisé qui permet la création et le maintien à jour d’une base de données des paramètres orbitaux des satellites qu’il détecte.
Fruit de la collaboration des spécialistes des départements Electromagnétisme et radar (DEMR) et Prospective et synthèse (DPRS), le radar du système Graves a été spécifiquement conçu pour la surveillance de l’espace. L’objectif prioritaire fut de concevoir un système peu coûteux tant en terme de développement que de maintenance. Cette approche a conduit à un concept original de radar bistatique à balayage électronique et émission continue en bande VHF. Le système de réception est basé sur la détection Doppler et met en œuvre une technique innovante de formation de faisceaux par le calcul. Utilisant des sous-ensembles de technologie très classique qui lui confèrent fiabilité et maintenabilité, la performance de ce radar repose sur un traitement de signal évolué qui requiert toute la puissance d’un calculateur temps réel dédié.
En aval du radar, un effort très important a été consacré au développement des logiciels qui assurent la conversion des mesures brutes en une base de données de paramètres orbitaux. Cette tâche représentait un challenge technique très ambitieux car contrairement au système américain qui utilise de nombreux capteurs répartis autour du globe, les outils développés pour le système Graves ne traitent que des mesures issues d’un seul capteur.
Aboutissement de 15 ans de travaux, le système Graves a été livré à son utilisateur final, l’armée de l’Air, en décembre 2005. Opérationnel depuis cette date, il permet de maintenir à jour une base de données de l’ordre de 2000 satellites. Pour plusieurs dizaines de ces satellites, jugés sensibles, les Etats-Unis ne diffusent pas d’éléments orbitaux correspondants.

source:http://www.onera.fr/

Radar transhorizon Nostradamus

copyright © ONERA 1996-2006 - Tous droits réservés
Implantation d'un réseau d'antennes transhorizon, base Nostradamus.
(Photographie : Stéphane Muratet)



Nostradamus est un radar en forme d'étoile de trois bras d'environ 400 mètres de long, chacun d'eux étant constitué de 96 antennes biconique baptisées "Diabolo", disposées d'une manière aléatoire sur le sol. Cette disposition particulière sur une cinquantaine de mètres de largeur permet de mieux contrôler la formation de faisceaux à l'avant et à l'arrière. Dans le sous-sol, trois tunnels, longs de près de 80 mètres chacun, abritent les émetteurs.
A défaut de pouvoir prédire les grands évènements futurs comme le faisait, du moins certains l'affirment, son célèbre homonyme, il y a quelques siècles, le radar Nostradamus est capable de détecter n'importe quel aéronef situé entre 700 et 2 000 km de distance, ceci sur 360°.
On sait depuis longtemps que les ondes de fréquences relativement basses, c'est-à-dire au-dessous de 30 MHz, présentent la particularité de se réfléchir sur l'ionosphère. C'est grâce à la propriété de cette couche de l'atmosphère que les radio-amateurs communiquent entre eux en ondes courtes. De là les chercheurs ont imaginé d'utiliser ces ondes HF afin de concevoir un type de radar baptisé "transhorizon" qui comme son nom l'indique est capable de détecter une menace située au-delà de l'horizon.
A l'exception de Nostradamus, tous les radars transhorizon développés jusqu'à présent ont la forme de réseaux linéaires de très grandes dimensions. La physique nous apprend que quand on utilise des gammes de fréquences basses, il faut disposer de grandes antennes pour obtenir de la directivité. Néanmoins, si ces radars ont une très bonne directivité en gisement, il en est tout autrement de leur directivité en site. Nostradamus est un nouveau concept permettant de la directivité, à la fois à l'émission et en réception.
Nostradamus représente le moyen de surveillance pour lequel le rapport coût/ performance est le plus intéressant. Il pourrait aussi être utilisé pour mener des études ionosphériques, dresser l'état de la mer ou des courants marins, repérer et suivre des bateaux en perdition, détecter des météorites.

source:http://www.onera.fr