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jeudi 30 septembre 2010

Isis : premier logiciel de sécurisation Hadopi

L'Hadopi a laissé jusqu'au 30 octobre pour dévoiler la liste des logiciels qui seront labellisés pour sécuriser la ligne d'un internaute. Petit rappel, la haute autorité condamne le téléchargement sur le motif du « défaut de sécurisation de la ligne Internet ». Concrètement, le téléchargement n'est pas visé mais il est reproché à l'utilisateur de ne pas avoir suffisamment pris soin de sécuriser sa ligne et ainsi d'avoir permis son utilisation de manière frauduleuse.

Voilà pour le principe. Dans les faits, certaines sociétés s'estiment déjà prêtes pour répondre aux obligations précisées dans les « spécifications fonctionnelles » de l'Hadopi. C'est le cas d'Isis, logiciel développé par la société H2DS. Actuellement en version bêta, il sera disponible dès la fin du mois d'octobre sous Windows dans un premier temps, puis sous Mac et Linux.

Fonctionnement du logiciel

Fidèle aux préconisations de l'Hadopi, Isis va donc surveiller la connexion Internet de celui qui l'aura installé. Au programme figure donc l'intégration de sites en liste blanche, noire et grise, mais aussi la double journalisation des activités. Un fichier répertorie alors toutes les activités autour d'une connexion afin de pouvoir prouver son innocence devant l'Hadopi. Un autre fichier, chiffré, est également créé. Ce dernier, non-modifiable (sauf en cas de crack de la clé de chiffrement) sera alors susceptible d'être demandé par l'autorité.

Sylvain Desfachelles, directeur technique de la société commente l'action du logiciel sur le P2P : « Isis effectue un contrôle du téléchargement P2P. Plutôt que de surveiller tous les ports, il scanne les paquets qui entrent par certains ports, cela nous permet de déduire ce qui est téléchargé ». Le logiciel va même plus loin : « il est possible de modifier ou interdire les téléchargements masqués, c'est-à-dire ceux dont l'extension a été modifiée ».

Isis se permet également d'aller plus loin que l'Hadopi puisqu'il peut bloquer les téléchargements via FTP, ou ceux de type téléchargement direct provenant de MegaUpload ou Rapidshare. Un spectre large est donc couvert même si l'hypothèse de l'utilisation du DPI (Deep Packet Inspection) est écartée. Cette possibilité d'effectuer une analyse sémantique des données échangées apparait comme « lourde à mettre en place pour une application destinée à un poste pour des particuliers » selon les mots du gérant d'H2DS, Christophe Painset.


Is Isis Hadopi ready ?

Le logiciel répond aux attentes de l'Hadopi tout en permettant à l'utilisateur de régler à sa convenance le contrôle qu'il souhaite exercer. Chaque modification sera néanmoins enregistrée dans les deux fichiers censés rapporter toute activité.

Afin d'éviter la multiplication des recours devant l'Hadopi, ces carnets de bord recensent toute utilisation d'une machine virtuelle ou la connexion d'un nouveau poste à la ligne. De même, les informations répertoriées s'avèrent être l'adresse IP, la ou les adresses MAC ainsi que toutes les caractéristiques techniques d'un poste (mémoire vive, disque dur…).

Christophe Painset, gérant de la société explique les motivations du logiciel : « Notre souhait n'est pas vraiment de servir l'Hadopi mais de protéger le consommateur, celui qui ne maitrise pas la bidouille informatique ». Plus précisément au sujet du fonctionnement de la haute autorité il a d'ailleurs des mots plutôt durs : « L'Hadopi ressemble à une pompe à fric. Derrière il y a le choix comme seul prestataire de Trident media Guard, il y a aussi eu le logiciel proposé par Orange alors que l'ancienne ministre de la Culture faisait partie de l'effectif de l'opérateur... »

L'offre logicielle

Proposée à la fin du mois d'octobre, Isis devrait s'articuler autour d'une offre grand public en trois partie et d'une offre destinée aux professionnels. La solution « de base » comprendrait donc le logiciel pour une licence d'un an pour un prix oscillant entre 30 et 40 euros. Une version améliorée comprendra un hébergement des fichiers de connexion sur les serveurs d'H2DS. Enfin une solution « Premium » pourra être mise en avant avec une assistance juridique en cas d'e-mails répétés de la haute autorité.

La version professionnelle sera soit mono-poste pour les TPE et PME ou reprendra l'option avec « hébergement serveurs » pour les grands comptes. La mention « label Hadopi » devrait alors y figurer en bonne place.

Actuellement en version bêta, Isis se présente donc comme un des logiciels dit « de sécurisation » et reprend les caractéristiques préconisées par l'Hadopi. Son fonctionnement sera détaillé plus en profondeur lors d'un test de la rédaction.

Source: clubic

Hadopi : 12 millions d'euros de budget pour 2011

Dans le cadre des travaux relatifs au projet de loi de finances, chaque ministère est en mesure de communiquer la répartition prévisionnelle des sommes qui lui ont été accordées dans le cadre du budget 2011. A la Culture, Frédéric Mitterrand se félicite d'avoir obtenu une hausse de 2,1% des sommes allouées, qui se porteront pour l'année à venir à près de 7,5 milliards d'euros. 12 millions d'euros extraits de ce budget seront consacrés au fonctionnement de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi).

En explorant la présentation exhaustive du budget 2011 de la rue de Valois (document PDF), on découvre un résumé des missions attribuées à la Hadopi et relevant de ces 12 millions d'euros. Ces sommes devront ainsi permettre de « financer les missions d'appui au développement de l'offre légale et de protection des oeuvres contre le téléchargement illégal confiées par le législateur à la Haute Autorité, dont le dispositif de réponse graduée par l'envoi de messages progressifs d'avertissement aux internautes, la mise en place de procédures de labellisation des offres légales et des moyens de sécurisation, l'observation des usages licites et illicites ».

Aucune mention n'est faite en revanche des sommes qui pourraient être engagées pour dédommager les fournisseurs d'accès à Internet des frais qu'impliqueront la mise en place du dispositif Hadopi, de l'identification des abonnés à partir des adresses IP transmises par l'Autorité à l'envoi des courriers électroniques d'avertissement.

Source : clubic

jeudi 23 septembre 2010

Hadopi a transmis environ 200 IP par FAI

Pour ses premiers pas, ce sont environ 1 000 IP qui auront été adressées par Hadopi aux cinq principaux FAI (Bouygues, Free, Numéricable, Orange et SFR). Chacun s’est vu transmettre en fin de semaine dernière, un lot d'environ 200 adresses à identifier dans les huit jours.

Aussi bien des films que des musiques

Ces « 1 000 » IP, soit plus ou moins 1000 abonnés identifiées, devraient recevoir sous peu un mail d’avertissement où leur sera reproché non un téléchargement illicite, mais un défaut de sécurisation de leur accès. Ce que traque Hadopi ce sont les accès "non sécurisés" qui ont servi à la mise à disposition d’un fichier susceptible d’être une contrefaçon, non le contrefacteur soupçonné. Des nuances et notions subtiles qu’Hadopi devra bien expliquer sur son site Hadopi.fr, dont l’ouverture nous a été annoncée pour vendredi ou lundi prochain.

Dans ce premier filet d'Hadopi, et donc en amont de l'entreprise TMG, on trouve aussi bien des mises à disposition de films que de musiques. Toutefois, alors que les ayants droit adressent rue du Texel 10 000 IP/jour depuis des semaines, (et bientôt beaucoup plus), ce chiffre de 1 000 frise le symbole. De fait, la première fournée est surtout calibrée pour défricher le terrain, toute montée en charge n'étant pas sans risque.

Un effet boomerang attend le système d’information d'Hadopi : les abonnés menacés voudront en savoir plus sur cet avertissement personnel, et souhaiteront contacter par téléphone l’autorité. La loi Création et Internet, siège d’Hadopi, prévoit justement que « les recommandations indiquent les coordonnées téléphoniques, postales et électroniques où leur destinataire peut adresser, s'il le souhaite, des observations à la commission de protection des droits et obtenir, s'il en formule la demande expresse, des précisions sur le contenu des oeuvres ou objets protégés concernés par le manquement qui lui est reproché ».

D’ailleurs, les FAI, qui n’ont pas à assumer le rôle de SAV de la Haute autorité, craignent une remontée des plaintes vers leur plateforme dédiée aux problèmes techniques ou commerciaux. Comme le pointe le site Owni, ces opérateurs, toujours incertains sur la question du remboursement des frais, s’occuperont déjà de relayer les emails. « Les FAI serviront (…) de relai pour l’envoi des mails « au nom de l’Hadopi » à leurs abonnés visés par la haute autorité. Cela sera envoyé sur le compte mail de contact renseigné par l’abonné lors de sa souscription. Donc pas forcément (ou pas uniquement) sur le compte mail du FAI (michu@orange.fr) » explique notre confrère.

Les premiers avertissements pourraient alors tomber ces prochains jours, à peu près en même temps qu’Hadopi.fr.

Source: pcinpact

Hadopi la machine est en route

En fin de semaine dernière, la Hadopi a demandé aux FAI d’identifier 800 abonnés dont la connexion est soupçonnée d'avoir permis le téléchargement illégal de fichiers. Les premiers mails d’avertissement partiraient ainsi à partir du 27 septembre.
L'imminence de l'envoi des premiers avertissements se confirme. Le ministre de la Culture indiquait qu'ils partiraient dans les tous prochains jours. Pour agir, la Hadopi n'a en effet plus besoin que des retours des fournisseurs d'accès.
Les FAI ont bien reçu les demandes d'identification de leurs abonnés via les adresses IP repérées par TMG sur les réseaux P2P. En tout, plusieurs centaines d'identifications ont été réclamées aux FAI, qui ont 8 jours pour fournir les données relatives à l'abonné.
Or les cinq principaux FAI français (Orange, Free, SFR, Numéricable et Bouygues) ont reçu ces premières demandes d'identification en fin de semaine dernière précise PC INpact. Des réponses pourraient vraisemblablement être déjà parvenues à la Hadopi, qui grâce aux emails des abonnés suspectés pourra leur adresser un premier avertissement. 
Selon Numerama, ce sont en tout 800 identifications qui ont été réclamées aux FAI. Le 22 septembre, toutes les réponses auraient même été apportées et la commission de protection des droits (CPD) statuera ce matin sur les premiers avertissements. Les envois débuteraient ainsi en début de semaine prochaine, après l'ouverture du site de la Hadopi qui interviendrait vendredi 24 septembre.
source: ZDNET